Hervé All était aux Trans Musicales, il en revient avec quelques photos :

Présenté par son interprète comme du “punk fifties”, ‘Travelling like the Light’, premier album de V.V. Brown, sera disponible le 18 janvier prochain. On connaît déjà sa voix – le titre ‘Leave !’ sert de bande-son à une pub télé -, découvrons la fille qui se cache derrière, quelques heures après son triomphe aux Trans Musicales.
Table ronde coordonnée par le Collectif des festivals engagés pour le développement durable et solidaire en Bretagne
Introduction de Baptiste Lanaspèze (Directeur des éditions Wildproject et de Radio Grenouille à Marseille)
Avec la participation de
- Pascale Bonniel-Chalier (consultante et formatrice, élue à la mairie du 8ème arrondissement de Lyon)
- Fazette Bordage (chargée de mission Nouveaux Territoires de l’Art à l’Institut des Villes)
- Christopher Crimes (directeur du Domaine d’O à Montpellier, ancien directeur du théâtre le Quai à Angers, deux structures membres du réseau Thin Ice 2020)
- Yann Lestrat (artiste plasticien engagé dans un projet COAL)
- Yann Queinnec (juriste, membre de COAL et directeur de l’O.N.G. Sherpa),
Modération : Anne Burlot-Thomas (Association Trans Musicales).
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POUR ALLER PLUS LOIN (téléchargement libre) :
- le document d’accompagnement de l’intervention de Pascale Bonniel-Chalier
- le document d’accompagnement comprenant une présentation générale ainsi qu’un ensemble de ressources documentaires
- le rapport «Notre avenir à tous – Rapport de la Commission mondiale sur l’environnement et le développement de l’ONU présidée par Madame Gro Harlem Bruntland»
Table ronde coordonnée par la Fédurok
Introduction de Jean-Michel Lucas (Maître de conférences à l’Université de Rennes 2 – Haute-Bretagne)
Avec la participation de
- Jakob Brixvold (Spillesteder Danemark, fédération de lieux de musiques actuelles)
- David Dehard (réseau Club Plasma – Belgique),
- Gérôme Guibert (chercheur universitaire au LISE – Laboratoire Interdisciplinaire pour la Sociologie Économique CNRS-CNAM),
- Stijn Roggeman (réseau Club Circuit – Belgique),
- Armando Ruah (Access – réseau de salles musiques actuelles – Espagne),
- Carles Sala (Directeur de coopération et relations sectorielles de l‘Institut de Culture de Barcelona-ICUB),
- Philippe Berthelot (directeur de la Fédurok).
Modération : Stéphanie Thomas (chargée de l’accompagnement des adhérents à la Fédurok).
Traduction : Nadine Attieh.
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POUR ALLER PLUS LOIN (téléchargement libre) :
- le document d’accompagnement comprenant une présentation générale ainsi qu’un ensemble de ressources documentaires
- Article de Jean-Michel LUCAS « Pour la reconnaissance de l’économie créative solidaire »
L’exemple de la Région Nord – Pas de Calais
Table ronde coordonnée par l’Association Trans Musicales (A.T.M.)
Introduction de Philippe Teillet (Maître de conférences en sciences politiques – IEP de Grenoble)
Avec la participation de
- Boris Colin (directeur du Grand Mix à Tourcoing)
- Laetitia Sheriff (artiste impliquée dans des projets d’action culturelle notamment au Grand Mix).
- François Jolivet (coordinateur du réseau régional RAOUL),
- Benoît Garet (référent des projets Peace in Music et Roots & Routes – asso RIF),
- Xavier Leleux (musicien ayant participé aux projets Peace in Music et Roots & Routes – asso RIF),
- Stijn Roggeman (directeur de De Kreun – réseau Club Circuit – Belgique),
- Caroline Perret (directrice de l’ARA et administratrice de la Fédurok).
Modération : Anne Burlot-Thomas (Association Trans Musicales).
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- le document d’accompagnement comprenant une présentation générale ainsi qu’un ensemble de ressources documentaires
Proposition originale, la conférence-lecture Trans repose sur un principe simple : inviter les publics à la compréhension d’un texte majeur et/ou novateur dans le secteur culturel, en expliquer la genèse, les motivations, les fondements et permettre à chacun d’entrer plus en profondeur dans le débat d’idées actuel.
Au programme cette année : la Déclaration de Fribourg sur les droits culturels
Fruit d’un travail de vingt ans du groupe international d’experts connus sous le nom de « Groupe de Fribourg », ce texte rassemble et explicite des « droits culturels » reconnus, mais de façon dispersée, dans de nombreux instruments du Droit International et des Droits de l’Homme.
Quels sont ces « droits culturels » ? Que recouvrent-ils ? Que signifie le fait même de « reconnaître des droits culturels » ? Dans quelle approche de la culture nous situons-nous dans ce contexte et quels pourraient être les effets d’une telle Déclaration ?
Autant de questions qui seront abordées durant cette conférence par le croisement de deux regards :
- celui de l’histoire, du contexte et du temps de l’écriture, qui offre un retour aux sources visant à mieux comprendre l’origine et les motivations d’un tel texte,
- et celui de l’acteur culturel, pour qui une telle Déclaration peut représenter, au quotidien, un véritable outil au service d’un projet.
Avec la participation de
- Johanne Bouchard, collaboratrice du Groupe de Fribourg et de l’Observatoire de la diversité et des droits culturels à l’Institut Interdisciplinaire d’Ethique et des Droits de l’Homme (IIEDH) (Université de Fribourg)
- Ferdinand Richard, directeur de l’AMI – Aide aux Musiques Innovatrices, Centre de Développement pour les Musiques Actuelles (Marseille)
Modération : Laureline Geisen (Association Trans Musicales)
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POUR ALLER PLUS LOIN (pdf) :
- le document d’accompagnement comprenant une présentation générale ainsi qu’un ensemble de ressources documentaires
Voir aussi, les concerts de The Politics, Groove Control, Push Up, The Narcicyst et Slow Joe and The Ginger Accident.

Ces deux là ont beau être des habitués des Trans, utiliser la même recette tous les ans, rien à faire, c’est tout simplement imparable. Proposer un dj set bien mixé, c’est déjà chose rare, mais quand les morceaux sont en plus édités en live, la donne est complètement changée. On peut croire au set un peu hybrido-bancal, mais non, c’est toujours impeccablement joué. Sur une idée du dancefloor créative, évolutive et diaboliquement dansante, le hall 9 a rapidement levé les bras pour ne jamais cesser de faire monter une ambiance de fin du monde. Ceux qui n’ont pas transpirés aux Trans sont ceux qui n’ont pas vu South Central.
.. ont mis le feu au parc expo, chauffé à blanc par les beats dévastateurs des artistes programmés hall9.
Après The Twelve et The Japanese Popstars qui avaient déjà mis la barre très haut, Mr Oizo a complètement enflammé la salle, en enchainant tubes sur tubes et clins d’oeil à l’actualité. Popof prenait la main ensuite pour un live techno massif, face à un public toujours aussi survolté. Plus tard, le très attendu Danton Eeprom maintenait la pression avec un set minimal au cordeau. Et ce n’était que le Hall 9, les deux autres halls n’étaient pas moins chaud, le hip hop de The Narcycist, les rythmes africains de The Very Best, le 8bit de Meneo…
Tellement de sons, tellement d’images.
Une longue et belle nuit.
Fatigué, mais heureux.
Voir aussi le report d’Alter1fo
Interview de FM Belfast
Interview de Elephanz
Interview de The Narcycist
Interview de Solillaquists of Sound
Interview de Groove Control
Interview de The Carps
Interview de Gablé
Etre une diva, ça devrait être le rêve ultime de toute la condition féminine. Cumuler les fonctions de femme fatale, de cantatrice capable de faire pleurer les falaises et de mythe ultime est assez insupportable pour être réel. Et pourtant, Naomi Shelton est une prima donna, une vraie. La classe américaine, le grand jeu quoi. Quand elle chante, une seule note suffit pour transformer un morceau. Ceux qui étaient à la Cité se souviendront longtemps de ce moment de grâce et de poésie rare, une histoire de beauté écorchée mais renforcée. La soul n’aura jamais aussi bien portée son nom que tout à l’heure.
Moins portés sur l’émotion, les Japanese Popstars sont des malins : faire de la musique électronique à 3, c’est rigolo et encore plus efficace. C’est peut être leur plus grande qualité, faire hurler un dancefloor sur un beat acid puis rock puis techno avec cohérence. Un coup de génie pour le groupe irlandais qui inaugure le plateau électro avec force. Comme quoi, un trèfle à 3 feuilles, c’est parfois un signe de veine.

L’album de Fever Ray laissait présager un show mystique et ténébreux, ce fut bien le cas.
Sous un ciel bas et vert, Fever Ray envahit l’espace du hall 9, et se lance dans un long raid froid et envoutant. Le groupe est à peine visible, caché derrière un épais nuage. Karin Dreijer Andersson, invisible les premiers premiers morceaux, pose sa voix envoutante sur des nappes lourdes, des beats électroniques et des percussions lancinantes : le son est tribal et ténébreux.
Entre morceaux calmes et montées vers des sommets hallucinatoires, soutenus par les guitares saturées, toujours les mêmes percussions. Le froid et la chaleur, toujours sous ces lasers verts qui forment des vagues vertes dans le nuage de fumées.
Fever Ray tient le public dans un rêve éveillé, une nuit agitée ou les instants suaves se mêlent aux cauchemars inquiétants.
Pourtant, une nuit dont on voudrait que jamais elle ne s’arrête..

Alors que le monde entier a les yeux braqués sur la ville de Gran Torino, Detroit Social Club explose le Hall#4. Sans prétention mais avec la qualité des plus grands, les Anglais méritent l’Oscar des plus improbables providers de beats lourds et volontaires… Une idée du dancefloor à la fois bien sentie et pertinente, appuyée par un combo rock de prime abord mais finalement évidemment électro dans l’esprit, Detroit Social Club fait évoluer son set intelligemment et avec une efficacité diabolique. Les deux filles du premier rang qui étaient à coté de moi s’en souviendront, il y en a eu une qui a pleuré sur la chanson triste ; télépathie musicale…
Dans le même hall, quelques heures plus tard, la transpiration revenait sur tous les fronts, appelée par Major Lazer avec la violence tribale tant attendue. Difficile de ne pas résister à l’appel aux armes quand le combo organise une guérilla éthnico-sonore contre la morosité sur le dancefloor. Et même si le combat reprend ce soir, on peut d’ores et déjà vous dire qu’on a gagné hier. Et avec panache.
Le grand problème du blogging, c’est la mauvaise foi inhérente au blogger. C’est un souci qu’on retrouve un peu partout sur le net, mais le débat n’est pas là. J’adore FM Belfast et leur concert était adorable, peu importe si c’était joué d’avance pour moi, parce que c’était vraiment génial. D’une réussite insolente, le groupe insulaire ont d’emblée transcendé un Hall#3 pourtant cueilli sur le vif. Bon sang, comment une formation aussi sympathique arrive à distiller des petites perles popeuses aussi dansantes? Et comment peut on encore arriver à surprendre le public en jouant du Rage Against The Machine ou du Technotronic?! Multipliant les edits vitaminés (des groupes sus-nommés, par exemple) et leurs propres morceaux, les islandais plein d’innocence ont offert des tubes si précieux qu’on avait peur de ne pas assez danser. Et dire que la soirée ne fait que commencer…
78 RPM Selector
The Popopopops
Jessie Evans
Gaggle
La soirée de samedi au parc expo affiche complet. Il reste encore des places pour ce soir. Dépêchez vous si vous voulez profiter des Trans Musicales cette année, avec une grosse soirée en perspective :
Terry Lynn, fever Ray, Major Lazer, Gaggle, Jessie Evans, Modul Club… Vingt groupes et artistes au programme de ce vendredi.
Ce serait dommage de s’en priver.
Grand moment jeudi soir au Liberté . Retour réussi pour le festival des Trans qui affichait complet, avec 6000 spectateurs. Les groupes les plus attendus ont été largement accueillis par les spectateurs, curieux de redécouvrir la nouvelle salle. Les coups de cœur ? Beast, victime de son succès. Certains ont rebroussé chemin, ne pouvant accéder aux étages de la salle. A défaut, on va boire un verre. Un peu plus tard, les Anglais de Hook and the Twins ont su mettre le public dans leur poche. Sans parler de la fanfare serbe féminine aux accents électro de Vrelo.
Quatre heures du matin, la soirée se termine. Le lieu éphémère va fermer ses portes. Pourvu qu’on remette ça l’an prochain. Dans les rues de Rennes, c’est aussi la foule. En attendant de retourner au Parc Expo ce soir, profitons encore du centre-ville. A l’Ubu, La Terre Tremble !! Ils sont chaleureux, nous sommes dépaysés. Moment sympathique et vibrant. A suivre, Nimh, et ses bonnes sessions rythmiques.
Rendez-vous ce soir au Parc expos, avec Detroit Social Club, Wankin’ Noodles… De quoi réchauffer les dance-floors !!!

Il y a des concerts qui, de toutes façons, marchent forcément. Prenez par exemple des musiciens qui excellent dans leurs domaines bien à eux, assez d’audace pour mélanger les genres et vous aurez peut être quelque chose d’aussi fou que ce qu’Abraham Inc. a joué hier… Petit rappel de la dream team : Fred Wesley, tromboniste de James Brown, accompagne David Krakauer, Jimmy Hendrix de la clarinette, qui accompagne lui Socalled, beatmaker improbable de l’infini, qui accompagne Fred Wesley… Le tout bien encadré par une formation funk largement talentueuse. Du funk klezmer sur un beat hip hop ; dit comme ça, ça peut sonner étrange. Mais ne vous y méprenez pas, Abraham Inc. est une composition savante qui équilibre avec précision toutes les énergies musicales dont elle se compose. Impossible de rester stoïque pendant ces grands moments musicaux, où la virtuosité se met au service du groove, où le plaisir est un maître mot qui se partage avec gourmandise. “Nous sommes en 2009, tout est possible”, glissait Socalled… Qu’est ce qu’on va se marrer en 2010!

Ca y est, on peut en être sur, le Liberté est un lieu d’enfer. Infernal, d’ailleurs, c’est un joli mot pour présenter l’impressionnante performance de l’improbable performeur Olaf Odgari : 78 RPM Selector viennent tout juste de terminer leur fameux dj set sur gramophone et on sort de là avec un sentiment qui mélange mysticisme et tropicalisme. Savant mélange où Giger aurait dessiné l’exotisme des Chasses du Comte Zaroff… Ajoutez à cela la présence surprenante mais finalement évidente du beatboxer Ezra dans le rôle de Marty McFly des années 20 et c’est carrément le vecteur espace-temps qui est bouleversé…
Autre voyage musical intéressant, The Whitest Boy Alive a joué dans la grande salle sa pop nordique mais chaleureuse avec brio et propreté. Belles montées nuageuses sur riffs précieux, le public tape des mains devant tant de générosité. Le Liberté retrouve les Trans avec un plaisir peu dissimulé…




















