Spasiba Mockba !
Lundi 31 mai 2010Un seul mot ce soir, dans toutes les bouches, comme un cri du cœur : ON L’A FAIT ! On a fait les Trans à Moscou, et c’était fort, et c’était grand. On ne cachera pas qu’on a souffert, parce que forcément, dans ces situations là, il y a du stress, des nerfs à cran, de la tension à son maximum. Et pourtant, ce qu’il en reste, c’est juste ça : une impression euphorisante et magique, cette joie qui a explosé sur la scène de l’Arena quand toutes les équipes sont montées sur le plateau et se sont tombées dans les bras !

© Nicolas Joubard
Le plus fort par-dessus ça, c’est que ces Trans à Moscou, on ne les a pas faites tous seuls. On les a faites pour et avec chacune des personnes qui ont écouté, dansé, vibré devant les artistes que nous avons proposés. Vous dire si nous avons croisé ce soir les mêmes têtes qu’hier n’est pas chose facile… Ce qui est certain, c’est qu’à part quelques Français, le public des Trans à Moscou était russe. Bien russe. Pour vous dire, on n’en a pas trouvé un qui parlait assez bien l’anglais pour nous livrer ses impressions (c’est vrai qu’après le 4ème refus, on a abandonné !) En même temps, pas besoin de mots pour s’en rendre compte – et tous les artistes l’ont remarqué – le public que nous avons accueilli durant ces deux soirs a été un merveilleux public, attentif, curieux, concentré parfois, débridé le plus souvent, en un mot : désinhibé ! Un public exigeant aussi. Missill nous a bien raconté ce challenge, elle qui est allée puiser très loin cette énergie qu’il a fallu donner pour captiver le public et l’embarquer avec elle malgré l’heure plutôt précoce de son passage sur scène. Une vraie bombe, ce concert de Missill (passez-nous le jeu de mots !)

Missill © Nicolas Joubard
La claque pour nous, la vraie claque, celle qui vous met dans le festival si jamais vous n’aviez pas encore remarqué qu’il avait commencé (mais là, évidemment, on ne vous croit pas !), ça a été GaBLé. D’ailleurs, Jean-Louis Brossard ne dit-il pas qu’ils sont « le meilleur groupe du monde » ? Grâce à eux, il n’y a plus ni Russes, ni Français, plus de distance entre les gens. 50, 100, 800 personnes, salle comble, peu importe puisque devant eux, accroché à leur univers, un seul et même public réunit dans l’instant précis, fugace et tellement prenant du concert.

GaBLé © Nicolas Joubard
On vous le disait, ces Trans à Moscou qu’on est si heureux d’avoir faites, on ne les a pas faites tous seuls. Face au public, à côté ou plutôt avec lui, aucun artiste n’a manqué à l’appel et toutes les rencontres qu’on avait programmées se sont réalisées. Jusqu’à cette fin grandiose que nous a livrée Matthew Herbert, capable en une heure de set de passer d’une proposition complexe et cérébrale à un final plein de chaleur et de sensualité. Il a tenu en haleine les publics, comme hypnotisés. Jusqu’au bout, les gens sont restés.

Wankin' Noodles © Nicolas Joubard
On s’en veut de ne pas vous parler davantage du concert tellement planant d’Erik Truffaz et Murcof, du rock endiablé des Wankin’ Noodles ou des sets d’Erol Alkan et Dj Morpheus. Tous auraient mérité quelques mots mais le temps nous manque et il faut savoir s’arrêter…
La fin, ceux d’entre vous qui fréquentez des festivals la connaissent déjà : impossible de rentrer comme ça chez soi. Perché sur la planète Trans, il faut un temps pour redescendre. Nous, c’est en vous écrivant qu’on l’a pris.
A l’heure qu’il est, l’Arena a dû refermer ses portes. D’autres concerts viendront, d’autres artistes, d’autres publics. D’autres formats bien sûr. Et forcément d’autres rencontres. Pour eux, ici. Pour nous, là-bas. Quand on descend des montagnes russes, au minimum, on est secoué, parfois complètement défaits. Pour notre part, on est heureux, simplement, de l’avoir fait !
































