Et j’ai crié, criééééé Catering…

catering

La semaine dernière, j’ai évoqué une des obsessions du musicien, le matos. Aujourd’hui, je poursuis mon investigation des us et coutumes du milieu musical en m’entretenant avec vous du catering. Vous allez me dire : c’est qui cette Catherine ? Je vous réponds surpris : «  Ne vous m’éprenez pas, ce n’est pas Catherine mais catering ».

Le catering, du latin anglophone : cantine, est le repas proposée par la salle de concert ou le festival au musicien. Source de bien des conflits entre la production et le musicien, mais aussi de joies et de ballonnements

Imaginez, vous venez de faire 15 heures de route et il n’y a plus rien à manger à l’exception d’un plateau de charcuterie qui a passé la journée en plein soleil et si en plus vous êtes musulman et  végétarien, c’est l’enfer. Non ce n’est pas rare mais en voie d’extinction car la grande tendance, comme partout ailleurs, est au bio.

De plus en plus, les organisateurs ont adopté une démarche éco citoyenne, comme les rencontres Trans Musicales, d’ailleurs. Les légumes, le pain, le fromage, le vin tout est bio. C’est très bien pour l’environnement, cela permet de faire travailler les petits producteurs mais ça ballonne. Toutes ces levures naturelles qui fermentent dans votre estomac puis dans votre intestin. Je ne vous fais pas un dessin. Après, on ironise sur des braguettes qui s’ouvrent malencontreusement, c’est petit.

Mister Eleganz

http://www.myspace.com/herecomessuccess

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Un commentaire pour “Et j’ai crié, criééééé Catering…”

  1. bone bonnie says:

    “… La cuisine est fille de la pensée, elle est née avec le feu (jusque-là il n’y avait qu’égorgements, cueillette ou pâture). L’âme de l’homme prend les couleurs de son pain, comme l’oie gavée de mais rouge en rougit. C’est ici que fut conçue, et que « s’ existe> la saveur, la saveur qui est l’esprit des choses. Depuis les plus antiques régalades, voire l’anthropophagie (dont il ne reste aujourd’hui que l’amour et la mante), jusqu’aux oursinades de ce matin, le cri : A table ! y a toujours été épopée, et médecine : L’aigu boulido sauvo la bida. Nulle sophistique. Le bœuf « de barbe en queue », le poisson en barque, le mouton de la garrigue, le riz du Rhône, l’olive ovale et la sainte figue – bref le sang, le sucre et l’huile – y composent une panoplie alimentaire qui ne manque pas d’archétype (vive Jung !), une rosace, la rosace romane. Ici la cuisine est un rite, une cérémonie. Ici le Graal devient nourricier. Ici les recettes de cuisine enguirlandent tout, les vieux almanachs, l’écorce des arbres, les graffiti, ici elles ont le verbe historique. L’ail est roi, et ma foi le jour où Henri IV sent l’ail, sa mie l’appelle l’ail des rois. Pour épousseter la table ma mère se sert d’une aile d’oie, le plumet. Voici la simplicité sacrée : des hors-d’œuvre et le chef-d’œuvre. J’ai deux pays, le ventre et l’esprit ; il me faut la soupe à l’oignon et Villon, Cézanne et le lièvre, le gigot et Hugo ; je mange le bœuf et je mange Dieu…- JOSEPH DELTEIL”

    feu !!!

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