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Back in the game.

Mercredi 10 décembre 2008

C’est fini, ça y est. Alors pour revivre en différé le festival, on va essayer de vous retrouver le meilleur du web sur les Trans.
On commence par Hugo Cassavetti, qui dépeint un joli tableau de son week end rennais pour Telerama. Pour lui, Ebony Bones en numéro 1. Ah, et on regarde bien sûr la vidéo :

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“The world is a giant goon”… Où sont les îles Féroé?

Mercredi 3 décembre 2008

Des ïles Feroé, on ne connaît finalement pas grand chose. Un gardien de foot avec un look ganz genial et quelques timbres de collec’ (c’est toujours mieux que les pin’s). Et pourtant, hier soir, c’était l’avant première de la création entre Orka et Yann Tiersen… Récapitulatif à froid du concert:

Aux ïles Féroé, il doit faire frais et bon vivre en même temps. Un peu comme chez nous, finalement… Orka, c’est un groupe qui fabrique ses propres instruments (?!) et il faut bien reconnaître que ça groove à fond les ballons… Il y a donc : Bogi á Lakjuni et sa harpe hydrolique, Magni Højgaard avec son orgue à bouteilles et sa meuleuse musicale, Jógvan Andreas á Brúnni joue sur des tonneaux et Jens L. Thomsen, le leader du groupe, a une minie contrebasse symétrique. Je sais pas à quoi vous pensez quand je vous raconte tout ça, mais n’allez surtout pas croire qu’il s’agit d’un groupe bricoleur au son cheap dont l’unique but c’est de faire de la musique Do It Yourself

Orka serait plutôt une bande d’ingénieurs du son, qui fouille et gratte sur tout ce qu’ils trouvent afin d’obtenir exactement la sonorité grinçante. Car, oui, ça sonne d’enfer. Un enfer industriel, froid et mécanique, que Kraftwerk ne renierai certainement pas. Peut être même mieux que ça, puisque la relation avec la machine est aussi scénique, les étincelles crépitent depuis la meuleuse, le moteur de l’orgue à bouteilles est bien réel et les rondeurs des fûts en métal gardent et maintiennent le paradoxe chaud/froid. Ajoutez à ça les chants féroiens, armés de consonnes et portés aux nues par les voix des deux chanteurs, l’une grave et solennelle, l’autre claire et pure… Musique industrielle, forcément, mais capable de montées mélodiques puissantes et vertigineuses, alternées savamment avec passages violents, rauques, opaques et denses jusqu’à l’oppression la plus suffocante.
Rassurez vous, il est toujours question de musique et reconnaissons le, au delà de l’aspect presque expérimental du groupe, le travail accompli par les féroiens reste abordable pour tous. C’est d’ailleurs la force du concert : maintenir une cohérence artistique complexe tout en proposant un spectacle résolument harmonieux et, définitivement, beau.

N’oublions surtout pas la présence de notre national Tiersen, armé d’un violon artisanal et ajoutant ses nuances à la fois torturées et précieuses. La goutte d’eau sur la toile d’araignée un matin d’été.

Yann Pousse-Loire

Samedi 29 novembre 2008

Vous le savez forcément, il sera là cette année, toute la semaine, avec ses futurs potes des Îles Féroés. Dernier résistant des moutons noirs d’Ouessant, Tiersen est un artiste qu’on pourrait toujours estampiller Trans Musicales Support, si tant est qu’on voudrait oser lui coller une étiquette…