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Préserver l’essence du festival, c’est l’essentiel

13.10.2020

Aux Trans, nous avons l’habitude de dire que l’inconnu vaut toujours la peine d’être vécu.
Eh bien, le moins que l’on puisse dire, c’est que l’année en cours aura montré à quel point ce qui vaut pour le festival et le plaisir de la découverte artistique ne s’applique pas à tout…

Depuis que la pandémie de Covid-19 s’est installée au centre du jeu, nous avons fait d’innombrables rêves de Trans Musicales passant entre les gouttes de toutes les contraintes et restrictions qu’impose la situation sanitaire.
Parce qu’il faut bien l’avouer, quand on porte et fait grandir un projet, c’est très cruel et frustrant de devoir en couper des branches et de le voir subir des coups de canif dans l’écorce.

Mais quand on aime, on est parfois amené à quelques compromis pour s’offrir le plaisir des retrouvailles. Et on ne peut pas être un festival pionnier dans l’engagement pour un développement durable et solidaire et l’écoresponsabilité sans prendre au sérieux le contexte épidémique et faire attention les un·e·s aux autres.
Ce festival se vivra donc masqué·e·s, assis·e·s, physiquement distancié·e·s, et dans des salles pouvant accueillir moins de personnes que celles auxquelles vous êtes peut-être habitué·e·s.

Malgré ces évolutions, nous avons voulu des Trans Musicales absolument fidèles à leur mission de toujours : poser les conditions de la première rencontre entre des publics curieux et des artistes participant de la diversité des musiques d’aujourd’hui et de demain.
C’est le cas chaque année depuis 1979, ce sera encore le cas cette année.
En a‑t-on déjà autant eu besoin ? En a‑t-on jamais autant eu envie ?

Dans le contexte actuel plus que jamais, rien ne se fait seul·e.
Alors, et même si nous gardons bien en tête que le festival pourrait encore subir les contrecoups d’une éventuelle aggravation de la situation liée à la pandémie, permettez-nous ici de remercier toutes les personnes qui ont d’ores et déjà contribué à rendre possible le travail sur cette édition. Nous pensons notamment aux équipes des salles qui vont accueillir des rendez-vous du festival, aux réseaux, fédérations et syndicats qui accompagnent les acteurs culturels dans la traversée de cette mauvaise passe, ainsi qu’aux collectivités locales et aux services de l’État qui soutiennent le projet et concourent à ce que les Rencontres Trans Musicales de Rennes puissent se tenir.

Vous l’aurez compris, ce rendez-vous sera d’abord et avant tout l’occasion de célébrer la musique live, de manifester notre amour du spectacle bien vivant et des musiques bien vibrantes.
Et après leur avoir imaginé 1 000 visages en cette année troublée, les 42es Trans Musicales auront celui que tou·te·s les artistes et publics présent·e·s leur dessineront. Qu’elles seront belles !

Belles Rencontres Trans Musicales à vous,
L’équipe des Trans

Cette édition des Trans Musicales est dédiée à Martial Gabillard et Dominic Sonic.
L’un fut élu à la Ville de Rennes et apporta dès les années 1980 son soutien et celui de la municipalité à notre festival, alors naissant. L’autre était artiste et offrit d’innombrables moments musicaux intenses aux festivalier·ère·s. Tous deux ont été des compagnons de route fidèles, le festival leur doit beaucoup.