Flashback

UBU, EARLY YEARS : David Thomas & The Two Pale Boys

10.06.2020

Ubu, Early Years est une exposition créée à l’occasion des 30 ans de l’Ubu en 2017 : une photo d’un artiste programmé dans les premières années du club illustre un témoignage de Jean-Louis Brossard, son directeur artistique. On retrouve ici  le groupe David Thomas & The Two Pale Boys, qui avait joué à l’Ubu le 6 décembre 1996 pour les 18èmes Rencontres Trans Musicales.

J’ai connu Pere Ubu avec les premiers 45 tours, je me rappelle de 30 Seconds Over Tokyo sur Hearpen Records, puis il y a eu le premier album de Pere Ubu, The Modern Dance, qui est vraiment un chef d’oeuvre absolu du rock américain. La première fois que j’ai vu David Thomas sur scène, c’était à Amsterdam, au Paradiso, avec le Pop Group en première partie, et ça a vraiment été un choc.

“Le premier album de Pere Ubu, The Modern Dance, est vraiment un chef d’œuvre absolu du rock américain.”

David Thomas, le chanteur, a une carrière qui débute avec Pere Ubu, qu’il met ensuite en stand-by afin de monter ses projets solos. Aux Trans en 1996 il est venu jouer à l’Ubu avec les Two Pale Boys, un trompettiste et un guitariste, plus lui qui jouait de l’accordéon et qui chantait. Chez David, le son, c’est primordial… et il aime jouer longtemps.

Sur ce concert il commence un morceau et je suis sur le côté de la scène, je regarde ma montre et je me dis que je vais être en retard pour faire démarrer un groupe au Liberté. Je pars en courant au Liberté, c’est assez facile d’accès, je présente le groupe qui monte sur scène et je reviens vite sur mon David Thomas. Ça a quand même pris 10 minutes, et quand je reviens le morceau n’est toujours pas fini, donc j’ai pu me reprendre une petite dose. Et comme c’était le dernier artiste à jouer, il a même pu faire un rappel. Ensuite il est revenu à l’Ubu, puis à la Cité, mais avec Pere Ubu. J’ai deux très bons souvenirs de ces concerts, avec à chaque fois des musiciens différents.

Pour les 25 ans des Trans, on lui a demandé s’il avait des anecdotes. Il a dit une chose : «Les anecdotes, on en a quand il se passe quelque chose qui ne va pas, quand il y a une galère… là t’as une anecdote à raconter. Mais avec les Trans Musicales ça a toujours été nickel, c’était toujours parfait donc je n’ai rien d’autre à raconter que le fait d’avoir fait des bons concerts.»