Chronique

Mick Strauss explore deux territoires de résidence

01.04.2021

Retour sur les ateliers de pratique avec Mick Strauss pour les élèves de CM1-CM2 de l’École Pascal Lafaye de Rennes et les élèves de 3ème du Collège Chateaubriand de Combourg. 

Entrez, entrez, my name is Mick.”

Un tambour éclairé dans la pénombre, des pas discrets et feutrés, une invitation à s’asseoir en cercle et c’est parti, la magie Mick Strauss commence pour les élèves qui ont participé à des ateliers de pratique avec l’artiste. 

Le fait d’être dans la pénombre permet de plus se laisser aller et de moins ressentir le regard des autres. Alors, on s’assoit, ou même on s’allonge, tout ça sur les sons du synthétiseur modulaire et du violon de Jennifer, qui fait aussi partie du groupe Mick Strauss.

Ces sons m’angoissent”

Moi ils me font penser à la forêt”

Pour moi on dirait des sons des indiens”

L’invitation à l’imagination sur la musique permet aux élèves de comprendre le processus de création dans lequel se mettent les artistes pour composer. Une fois l’ambiance bien installée, Mick Strauss vient chercher un·e à un·e les élèves, et leur propose de taper, avec le rythme qu’elles et ils veulent, sur le tambour avec le maillet. 

 

En amont de l’atelier, les élèves étaient invité·e·s à enregistrer des sons qu’elles et ils aimaient
bien (des talons dans un escalier, le souffle de la PS4 qui s’allume, un bébé qui gémit, etc…) et à réfléchir à un personnage qu’elles et ils aimeraient incarner.

Boucle créée à partir des sons d’un four, d’un bouchon de crème, d’une cafetière, du bruit de l’eau, d’une PS4, de l’essorage de la machine. 

Boucle créée à partir des sons d’un velleda, d’un zip, des oiseaux, d’une fenêtre qui s’ouvre, des pieds sous la table, d’un stylo 4 couleurs. 

Dans la pratique artistique de Mick Strauss, endosser le rôle d’un personnage lui permet de découvrir des aspects de sa personnalité et de la musique vers lesquels il ne serait pas allé sans cela (avoir un caractère différent, oser, se travestir, etc..). Pendant l’atelier, et après le passage rythmique au tambour, les élèves sont invité·es à crier ou à scander un mot relatif au personnage qu’elles et ils ont choisi. La timidité est parfois grande mais les artistes parviennent à faire participer les élèves et à leur faire répéter des mots, dans un micro avec des effets, sur un accompagnement musical qu’elles et ils créent en direct.

Mon personnage c’est une guerrière et elle a peur de rien” 

C’est marrant d’entendre sa voix”

Pour finir l’atelier, les artistes présentent la boucle (séquence musicale destinée à être répétée) créée à partir des sons choisis par les élèves. Sur celle-ci, elles et ils chantent une chanson de Mick Strauss. Une bonne manière de finir l’atelier et de faire comprendre aussi aux élèves que pour un auditeur, la perception de la musique est profondément liée au son et à sa diffusion

Ça fait du bien d’imaginer…” 

À l’école Pascal Lafaye, ces initiations sont ensuite reprises en classe par Mélanie Louvel, musicienne intervenante du Conservatoire à Rayonnement Régional de Rennes. Depuis le début de l’année, elle permet de prolonger les expériences des ateliers de pratique proposés aux élèves durant des heures allouées à cet l’enseignement musical. Une restitution de ces initiations à la musique sera proposée fin mai ! 

Retour aux sources : découvrez l’univers de Mick Strauss